Histoire du Rhum (les fils de P. Bardinet)

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Lieux de culture

Actuellement ; la canne à sucre est surtout cultivée dans les départements et territoires d’outre-mer, ci-après, MARTINIQUE, GUADELOUPE, GUYANE, REUNION, MADAGASCAR : INDOCHINE ; Également dans les ANTILLES ANGLAISES) l’Amérique DU SUD (BRESIL, MEXIQUE) et certaines iles de l’OCEANIE.

Les Antilles françaises et la Réunion sont les plus gros fournisseurs de rhum et de sucre de canne Ces territoires alimentent principalement l’importation des rhums en France selon un contingentement particulier à chacun des centres de production.

La vocation agricole des Antilles est, depuis le XVIème siècle, axée principalement, sur la culture de la canne, produit de valeur qui leur a apporté la richesse.

Néanmoins, Il faut souligner ici le rôle joué indirectement par la culture de l’indigo au profit de celle de la canne à sucre, et considérée comme un point de départ de la culture de la canne. La culture de l’indigotier et la fabrique de l’indigo, considérables au milieu du XVIIème siècle enrichirent les Antilles. Peu après l’introduction de la canne à sucre, les principaux habitants jugèrent avec raison qu’il valait mieux s’attacher à faire du sucre.

Le Père LABAT, missionnaire français, remarquable par ses ouvrages sur les Antilles, écrit à ce sujet :
« C’est ordinairement par l’indigo et le tabac qu’on commence les habitations (1) parce que ces manufactures ne demandent pas un grand attirail, ni beaucoup de nègres, et qu’elles mettent les habitants en état de faire des sucreries ; avantage auquel ils aspirent tous. Non seulement pour le profit qu’il rapporte, mais encore parce qu’une sucrerie les met au rang des gros habitants ; au lieu que l’indigo les retient dans la classe. Des petits. Ainsi la fabrique de l’indigo mit quantité de particuliers en état de monter des sucreries. »

Au cours d’une promenade effectuée longtemps après, aux environs du Cap Français, le Père LABAT relate dans son journal “qu’on commençait à y former quantité de sucreries, au lieu de l’indigo qu’on y avait cultivé jusqu’alors.”
Cet abandon progressif de l’indigo, dont la préparation était d’ailleurs délicate et incertaine, devait favoriser considérablement l’extension de la culture de la canne à sucre.

(1) Fermes ou petites entreprises à proximité,
ou à l'intérieur desquelles habitaient les travailleurs.

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