Histoire du Rhum (les fils de P. Bardinet)

Retour vers Table des matières

Le rhum dans les grogs

L’opinion publique, bien avant la découverte médicaments d’aujourd’hui, avait consacré le rhum comme meilleur élément de lutte contre le froid. Le rhum est un produit qui ne doit rien à la synthétique.
Tout au contraire, il est riche en éléments naturels tels que aldéhydes, furfurol, etc. Provenant de la seule fermentation du sucre de canne et ne contient aucune essence chimique. Il est bien évident que ce sont des qualités fort appréciables pour qui souhaite en consommer dans les : limites de la plus honnête tempérance.

On a pu vérifier dans le domaine médical que les vertus prêtées à ce spiritueux dans les temps anciens du Père LABAT et de la navigation à voile, n’étaient nullement exagérées.

L’habitude prise par certaines personnes frileuses de prendre un grog à l’eau, au lait ou au thé, en fin d’après-midi ou dans la soirée, lorsque les premiers froids humides font leur apparition n’est-elle pas défavorable à leur foie ?
On peut affirmer que non, car la faible quantité d’alcool que représentent quelques cuillerées à café de rhum dans une tasse de chaud liquide ne fait courir absolument aucun risque à la cellule hépatique. Par contre, il est bien prouvé, chaque hiver, l’importance prophylactique certaine, du rhum, comme agent antigrippal, tel le rhum NEGRITA qui, de tous temps, a tenu compte au maximum, dans sa composition, des vertus thérapeutiques dont doit bénéficier l’utilisateur.

Si cela n’était, verrait-on de grandes collectivités humaines recommander à leurs membres la consommation systématique de boissons chaudes au rhum ? Une tasse de lait sucré et bien chaud, aromatisée au rhum NEGRITA, est une re­ cette de grog que l’on peut et doit vivement recommander. C’est une boisson énergétique, stimulante, euphorisante et saine.

Lorsque l’accès grippal est déclaré, il va de soi que l’on a tout intérêt surtout dans le but de favoriser la diffusion et l’action thérapeutique des médicaments classiquement utilisés, à prendre des doses un peu plus élevées de rhum, en ayant soin de toujours bien les répartirent de grandes quantités d’un liquide très chaud, généreusement sucré, vitaminisé par du jus de citron.

Les potions au rhum

Le rhum entre dans la composition de plusieurs potions cordiales, toniques, stimulantes qui, malgré la vogue considérable et méritée d’une foule d’autres médicaments, gardent leur valeur.

Comment conclure cet exposé sans se tourner vers les siècles passés et adresser une pensée reconnaissante au missionnaire français, le Père LABAT, qui à la fin du XVIIème siècle, le premier, sut mettre au point la fabrication du rhum dans nos Antilles et nous permet d’apprécier, comme le dit le poète antillais…

« Ce rayon de soleil condensé »

Aujourd’hui, le rhum de nos îles est apprécié sous toutes les latitudes, dans tous les pays, dans tous les milieux. Comme à son origine, il reste le précieux élixir de la famille pour lutter contre la fatigue et le froid. Il a aussi conquis une place de choix dans la confection des pâtisseries dont il fait le succès.
Son utilité, réelle et reconnue, le place au­ dessus de toutes les grandes eaux-de-vie et liqueurs. Le RHUM porte à tous les coins du monde, le renom du goût, et du bon goût français.

Print Friendly, PDF & Email